‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 79 sur 279 · o-Sy Mon Belleau, sans mentir je dirai vérité · texte numérisé non relu

o-Sy Mon Belleau, sans mentir je dirai vérité

1. Cette bataille eut lieu le 25 février 1525, suivant la manière de compter actuelle ; mais suivant l'ancien style elle appartenait à l'année 1524, qui ne finissait qu'à Pâques. En France on datait alors les naissances d'après l'ancien style sur les registres paroissiaux et les livres de raison.

2. Hn réalité le 10 septembre 1524, qui était un samedi. Ou bien Ronsard a fait une confusion involontaire, ou bien son erreur est due aux exigences de la versification. Deux autres dates ont été proposées : le 2 septembre 1525 et le 11 septembre 1522. Mais les raisons de H. Longnon en faveur de la première (op. cil., p. 85 et suiv.) n'ont qu'une valeur hypothétique très précaire et le texte du poète Bertaut qu'il allègue n'a qu'une valeur oratoire ; quant aux arguments de R. Sorg en faveur de la seconde (art. cit., p. 526 et suiv., et op. cit., annexe II, p. 166 et suiv.), ils sont également très contestables, l'un étant tonde sur le vieux préjugé de l'an cliniatériquc, encore régnant au xvi° siècle, l'autre sur un témoignage de Du Bellay, qui prouve seulement s^n ignorance de l'-ige exact de Ronsard (cf. H. Chamard, Joachim du Bellay, p. 19, note), et le troisième sur un document d'archives unique et sujet à caution, qui donne « vingt-cinq ans et plus » à notre poète en avril 1548. Le mieux est de s'en tenir à la date traditionnelle, comme on l'a i'ait pour les fêtes du 4" centenaire de la naissance de Ronsard en 1924, d'autant plus que Ronsard confirme cette date plus loin (vers 76-77) en disant qu'au milieu de l'année 1540 « à peine seize ans avaient borné son .âge ». V. sur cette question mon édition de la Vie de Ronsard, p. 66 et suiv., et l'article de Maurice Allem dans la Muse française dn 10 mars 1925.

3. Allusion à une chute que le nouveau-né aurait faite le jour même de son b.iptéme, dans un champ voisin de la Possonnière(le pré à Bouju, disent les habitants du pays), comme on le portait à l'église de Couture. Cf. ma Jeunesse de Ronsard dans la Revue de la Renaissance de févr. 1901, p. 107, mon édition de la Fiedc Ronsard, pp. 4 et 68, et L.-A. Hallopeau, op. cit., p. 94.

Ronsard, VI. j

48 Cinq avant moi lon;^ tans en enfanta ma mcrc ', Deiis sont mors au berceau, aus trois vivans en riens Semblable je ne suis ni d'cstat ni de biens '.

Si tost que j'eus neuf ans au colcgc on me meinc,

52 Je mis tant seulement un demi an de peine

D'aprcndre les leçons du régent de \'ailli, [25

Puis, sans rien profiter, du colege sailli ». Je vins en Avignon, où la puissante armée

$6 Du Roi François estoit fièrement animée Contre Charles d'Autriche », & là je fus donné Page au Duc d'Orléans ;, après je fus mené Suivant le Roi d'Ecosse en l'Ecossoise terre,

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