S Car bien tost en l'eau tu prens fin
1. L'cpilcpsic. On la guérissait aussi avec ron)»le Ju pied Je l'clan.
2. Cf. Pline, Hist. S'at., XXXII, 18, 2 et }. — A table. les mets étaient toujours dressés couverts, par crainte des poisons (d'où l'expression conservée « mettre le couvert »). Avant de les offrir, on les découvrait, et les serviteurs en faisaient l'essai, soit m les goûtant, soit en les touchant avec un des nombreux objets regardés comme d'infaillibles préservatifs, langue de serpent, corne de licorne, crapaudinc. etc.
î. On lit dans les Admirables secrets d'Albert le Grand (Lyon, Berengos frères, 1629), p. 89 : » Pour faire avouer à une femme ce qu'elle a tait, on prendra une grenouille d'eau en vie, on lui arrachera la langue, et ensuite on la remettra dans l'eau, et on appliquera cette I.ingue sur le ca-urde la femme; lorsqu'elle dormira, elle répondra .i toutes les demandes qu'on lui fera. • Source : Pline, Hist. S'iil., XXXII, 18, i.
Mais le don de ne vivre guiere
Tu receus par la singulière
Bonté du ciel, qui ne fait pas 76 Tels dons à tous ceus d'icy bas ',
Car tu l'eus pour la recompence [29 r°]
De la soudaine diligence
Que tu fis d'éveiller les dieus, 80 Quand les Geans sedicieus,
Méchante race Titanine,
Echeloient leur maison divine ^ :
L'un Pinde sur le dôs portoit, 84 Sur l'autre Pclion estoit,
Et l'autre son échine grosse
Courboit d'ahan sous le mont d'Osse '.
Ja se fians en leur seul bras 88 Tenoient les cieus, & pas à pas
Ja de nuit entroient en la sale,
Où, dedans sa chambre royale
Jupiter, de somme tout plein, 92 De sa femme ambrassoit le sein,
Chetif, qui n'avoit devinée
A son besoin sa destinée.
Sur le haut d'Olympe branchu 96 Estoit un vieil marest jonchu.
Des Grenouilles douce demeure :