XII INTRODUCTION
dimanche 22 janvier I5 59(n. st.)'. L'ordre serait inverse, si l'on en croyait la requête, publiée quelques années plus tard, où Ronsard énumère les œuvres que lui ont inspirées le cardinal de Lorraine et sa famille >. Mais comme V Hymne ne contient aucune allusion au mariage qui est le sujet du Chant pastoral, et que, par contre, le Chint pastoral, contient une allusion certaine à l'épître de l'Hospital qui recommandait l'Hymne, j'en ai conclu que le Chant pastoral est postérieur. Au surplus, l'ordre présenté par Ronsard dans la susdite requête peut s'expliquer par ce fait que VHymne eut une Suite, qui fut publiée quatre mois après, comme nous le verrons plus loin.
Le poème de La Paix, adressé au Roi ', fut composé soit en février 1559 ("• st.), si on le considère comme une exhortation à conclure enfin par un traite des négociations qui, commencées dès le mois de septembre précédent, suspendues le 26 novembre, ne reprirent que le 6 février, soit aux environs du lef avril, entre le 27 mars, jour de la conclusion de la paix, et le 3 avril, jour de la signature, si l'on prend à la lettre les vers 43 à 49 .
La première de ces dates peut se soutenir, d'abord parce que les négociations avant repris au Cateau-Cambrésis après une interruption de plus de deux mois, le moment semble avoir été opportun pour exhorter le roi à faire de nouvelles concessions, d'autant plus que le 23 février le Connétable, craignant une rupture à propos de Calais, dont le retour à la France était une condition sine qna non de la paix, accourut .1 Villers-Cotterets près de Henri II, pour lui proposer des combinaisons de formules ; ensuite, parce que la pièce est accompagnée du privilège de juin 1557, et non de celui du 23 février 1558 (= 1559, n. st.).