les Rossignolets
1. Souvenir de Virgile, Bue. 11, 12-13 : « raucis... résonant arbusta cicadis ».
2. Grésillons, terme encore usité chez les paysans pour grillons, insectes porte-bonheur qui se font entendre surtout le soir.
3. Encore un passage qui prouve que le mot Fée, employé sans un nom propre, est chez Ronsard synonyme de Nymphe. Voir au tome VII, p. 109, note 6.
4. C.-à-d. : que le pied ou la base de la maison soit arrosé d'une source, et le faite de rosée.
5. C.-à-d. : les chats-huants. Les paysans emploient encore le mot chouan avec ce sens. Déjà vu au tome VIII, p. 121, vers 105.
i6o Du maistre de ce lieu la belle renommée :
Afin que tous les vens l'emportent jusqu'aux cieux, Et du ciel puisse aller aux oreilles des Dieux. Ainsi finit Perot, & l'un & l'autre ensemble 164 (A qui tout le pied droit par bon augure tremble) ' Sortent hors de la Grotte, & à fin de pouvoir Mieux chanter à loisir, s'en allèrent assoir L'un de sur un gason, l'autre sur une souche : 168 Et lors de tels propos Bellot ouvrit sa bouche, B. Perot, tous les pasteurs ne te font que louer, Te ventent le premier, soit pour scavoir jouer De flageol ou de flûte, & la musette tienne, 172 Tant ilz sont abusez, comparent à la mienne : Je voulois des long temps seul à seul te trouver Loing de nez compagnons, à fin de t'esprouver. Et pour te faire voir que d'autant je te passe 176 du'une haute montagne une colline basse. P. Mon Bellot, il est vray que les pasteurs d'icy M'estiment bon pocte, «5s: je le suis aussi. Mais non tel qu'est Michau, ou Lancelot ^, qui sonne 180 Si bien de la musette aux rives de Garonne,
Et mon chant au prix d'eux est pareil au pinson [10]