yS-Sy Pour maistre te monstrer qu'autant je te surpasse
1. Ronsard fait allusion ici à une superstition antique, dont le moyen âge avait sans doute hérité, et encore le xvi* siècle. D'une manière générale, dans l'antiquité, les mouvements involontaires (-a/u-Oî) passaient pour avoir un sens. On avait formé à ce sujet un coips de doctrine. Cf. Pauly-W'issowa, Keal-Ettc\cloptidif. article Aherglaube. Notre poète a présenté ailleurs le tremblement de la jambe droite cinime un mauvais présage {ComfiUiinle cciitve Foituve à Odet de Coligny : Par trois fois me trembla toute la j.imbe destre. Bl., t. VI, p. 164).
2. Michel de l'Hospital et Lancelot Carie (voir le tome VIIL p. 115, note).
SUR LES KOPCES 85
Qui veut d'un roussignol imiter la chanson ' : Toutesfois, mon Bellot, je ne te veux dédire,
184 Situ es bon Thyrsis, je seray bon Tityre, Et tu ne trouveras en moy le cœur failli, Bien que si hardiment tu m'ayes assailli.
Il fault pour le vainqueur que nous metions un gage :
188 Quant à moy, pour le prix je te mets une cage Que je fis l'autre jour voyant paistre mes beufs, En parlant à Thony, qui s'egalle à nous deux ^ : Les barreaux sont de til 5 & la perchette blanche
192 Qui traverse la cage est d'une coudre franche 4 : De pellures de jonc j'ay tissu tout le bas : A l'un des quatre coings la coque d'un limas î A un crin de cheval se pend de telle sorte,
196 Qu'on diroit à la voir qu'elle mesme se porte.
J'ay creusé d'un sureau l'auge bien proprement, Et les quatre pilliers du petit bâtiment Sont d'une grosse ronce en quatre pars fendue :
200 Et le cordon tressé duquel elle est pendue