‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 118 sur 215 · jS-Sj tes tetins · texte numérisé non relu

jS-Sj tes tetins

1. Cf. le sonnet Que dis-tu, que fais-tu (au tome VII, p. i8>).

2. C.-à-d. : le lit nupti.»l ou conjugal. Expression calquée sur le latin lectus genialis (Cicéron, Pro Cluetitio, 14; Horace, Epist., I, i, 87).

3. Ces quatre vers viennent encore de Théocrite, IdyUe xviii.

4. Ce quatrain rappelle un sonnet de 1552 (tome IV, p. 106). qui se termine ainsi :

Mais plus heureux celuy qui la fera

Et femme & mère, en lieu d'une pucelle.

C'est imité d'Ho.nière, Od., VI, 153 et suiv., ou d'Ovide, Met., IV, 320

et suiv.

Heureux qui près la sienne alongera sa hanche, Qui baisera son front, & sa belle main blanche, Et qui demeslera fil à fil ses cheveux,

416 Follatrant toutte nuict, & faisant mille jeux : Il prira que la nuict dure cent nuits encore, Ou bien que de cent jours ne s'éveille l'Aurore, Afin que paresseux long temps puisse couver

420 Ses amours dans le lict, & point ne se lever '. Mais le soir est venu, & Vesper la fourrière Des ombres ^, a desja respandu sa lumière : Il faut s'aller coucher. QuoyPtu trembles du cueur,

424 Ainsi qu'un petit fan qui tremble tout de peur,

Quand il a veu le loup, ou quand loing de sa mère Il s'efroye du bruit d'une fueille légère J : Il ne sera cruel, car une cruaulté

428 Ne sçauroit demeurer avec telle beaulté. Demain, après avoir son amitié congnue, Tu voudrois mille fois que la nuict fust venue Pour retourner encor aux amoureux combats,

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