Cf. ci-dessus, note du vers
2. Imité de Catulle, op. cit. : « Ille pulvis Erythrei Siderumque niicantium Subducat numerum prius, Q.ui vostri numerare volt Multa millia ludi » .
3. Ibid. : « Ludite, ut lubet, et brevi Liberos date... » et la fin : « Munere assiduo valentem Exercete juventam ».
Que d'un père tresfort ilz auront pris naissance : Les filles en beauté, en grâce & en douceur
456 Par signes donneront un tesmoignage seur De la pudicité de leur mère divine, Qui de nostre grand Pan a pris son origine '. Ainsi disoit Perot, qui avecque le son
460 De son pipeau d'avoine acheva sa chanson,
Echo luy respondant : & les bois qui doublèrent [20J La voix en murmurant jusqu'au ciel la portèrent ^. Lors Michau tout gaillard sauta parmy les fleurs,
464 D'aise qu'il avoit eu d'ouir les deux pasteurs. M. Vostre armonie, enfans (disoit-il) est plus douce Que le bruit d'un ruisseau qui jaze sur la mousse, Ou que la voix d'un cygne, ou d'un roussignolet
468 Qui chante au mois d'avril dans un bois nouvelet.
De manne à tout jamais vozdeux bouches soyent pleines, De roses voz chapeaux, voz mains de marjolenes : Jamais en voz maisons ne vous défaille rien,
472 Puis que les chalumeaux vous entonnez si bien.