‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 162 sur 215 · et Bl. les vertus (texte JautiJ · texte numérisé non relu

et Bl. les vertus (texte JautiJ

121-122 j^ omet ce distique à rimei féminines. Je l'ai rétabli d'après l'éd. suivante (lj6o), la seule où on le trouve.

tentiaires espagnols, était entièrement d'accord avec lui depuis l'entrevue de Marcoing (alias Péronne). Cf. Fornerou. op. cit., I, p. 253 et suiv. ; Roniier, oj6. ci/., II, p. 542.

I. Tout en faisant la part de la flatterie et en tenant compte de l'intérêt personnel qu'avaient les Guises à faire échouer les négociations contre leur rival politique Montmorency, il reste vrai que le Cardinal soutint jusqu'au dernier jour les revendications qui eussent sauvegardé l'honneur de la France, au risque d'une rupture, qui faillit éclater le 25 mars. Au sujet de Calais, de l'occupation de certaines villes piémontaises et de la protection des « fuorisciti », le Cardinal déploya une éloquence 3 laquelle les Espagnols eux-mêmes rendirent hommage. .Mais il n'est pas moins vrai que la paix ne fut obtenue que grâce aux sacrifices énormes consentis pir Henri II et Montmorency (v. Romier, op. cit., tome II, pp. 340 à 347).

Or fay moy donc comme au cheval guerrier

124 Qui souloit estre au combat le premier :

S'il devient vieil, il ha dedans l'estable Des grands Seigneurs une place honorable, Et est montré de tous costez au doy

128 Pour avoir faict services à son Roy.

Je ne quiers pas les moissons d'Arabie ', De peu de chose on passe caste vie :

Tant seulement ne souffre que le tien

132 Humble servant soit resemblable au chien.

Qui, jeune & lourd, d'une suite follette Court par la Beausse après une alouette Perdant ses pas : car elle, en secouant

136 Sa plume au vent, du chien se va jouant,

Qui hault qui bas la suit par le derrière, Et court en vain après l'ombre legiere, Aucunesfois souffre au chien d'approcher,

T40 Puis, quand il est tout près de la toucher,

S'enlève au ciel, ou va de motte en motte. Trompant le chien & sa gueuUe trop sotte, Qui va l'oiseau vainement poursuyvant,

T44 Et pour sa proye il ne prend que du vent *.

Ainsi je suy d'une course trop vaine Le bien qui fuit, & plus je pense pleine

117-128. 6y-j8 suppriment ces dou-e vers 136. Bl. va se jouant (/^x/«/rttt/«y")

1. Je ne sache pas que l'Arabie, même l'Arabie dite « heureuse », ait jamais produit du blé. Le mot « moisson » est pris ici dans le sens général de productions de la terre et s'applique à l'encens de la Panchaie dont parle Virgile :

Totaque tburiferis Panchaia pinguis arenis. Ronsard a développé sa pensée dans l'ode A Gaspar d' Auvergne (iS59), qui est imitée de celle d'Horace (I, 51) : Quid dedicatum...

2. Ronsard excelle dans ces descriptions cynégétiques. Cf. le poème de la Chasse au tome VI, p. 239.

152 SUYTE DE L HYMNE

Ma main de luy, & moins elle en jouit,

148 Et dans le vent le bien s'évanouit ■ :

En la façon que les seurs Beléides Dans les enfers portent leurs cruches vuides *. Pardonne moy, si trop hardi je suis,

152 Si d'un escrit importun je poursuis

Quelque avantage : & que vauldroit de faire Honneur aux Rois, qui n'auroit du salaire ? Le grand Pindare, & Bacchylide aussi,

156 Au temps passé (Prélat) faisoyent ainsi :

Et Simonide, honneur grand des poètes, Avoit chez luy (comme Ion dit) deux boettes ' : Dans l'une vuide il mettoit seulement

160 Les grands mercis : en l'autre richement

Il estuyoif ■» ce que les mains Royalles Eslargissoyent à ses vers, liberalles.

Q.uand il vouloit quelque chose acheter,

164 Dessus sa table il faisoit apporter

Le vaisseau vuide>, où vainement sonnoyent Les grands mercis que les Rois luy donnoyent, Puis en l'ouvrant ne trouvoit enfermée

168 Qu'une courtoise & gentille fumée :

165-166. ào-'jj rimes sonnèrent... donncreiit 167. Bl. ne trouvoit renlernié-e (le\U fautif) 167-168. Ji-Ji avec addition d'un distique à linus masculines, omis en

1. Mêmes dolé.inces que dans un Sonnet <i Madame Marguerite (tome \'II, p. 501), d.ins VEpistre à Charles card. de Lorraine (l. VIII, p. 346 et suiv.), et ailleurs, par ex. dans la Complainte contre Fortune à Odet c.ird. de Chastillon, publice en 1559 (v. notre tome X).

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