C.-à-d. : d'une vallée solitaire, isolée
2. C.-à-d. : la source jaillissante d'une onde qui se dérobe aux regards. Le mot surgeon a déjà été vu sous la forme sourgeon, avec le même sens, au tome III, p. 126, vers 130. 11 en a un tout autre aujourd'hui, celui d'un rejeton qui sort du pied d'un arbre.
5. Allusion aux démarches infructueuses du poète pour obtenir un prieuré ou une abbave, dont il se plaignait depuis 1554. Voir les tomes VI, VII et Vllf.
176 CHAKT PASTORAL
Lors que le ciel avec la terre rit ', Lors que tout arbre en jeunesse fleurit, Que tout sent bon, & que la douce terre
28 Ses riches biens de son ventre desserre,
Toute joveusc en son enfantement :
Errant tout seul tout solitairement, J'entre en un pré, du pré en un bocage,
31 Ht du bocage en un désert sauvage.
Où j'avisay un pasteur qui portoit Dessus le dos un habit qui esloit De la couleur des plumes d'une grue :
36 Sa panetière à son costé pendue
Estoit d'un loup ^, & de la dure peau D'un ours pclu il avoii un chapeau.
Luy s'appuyant debout sur sa houlette,
40 A cent couleurs il tire une musette,
La met en bouche, & les lèvres enfla, Puis coup sur coup en haletant soufla Et resoufl.i d'une forte halenée
44 Par les poulmons reprise & redonnée,
Ouvrant les yeux & dressant le sourci : Mais quand par tout le ventre fut grossi
25-26. /S-S/ F-ors que le ciel .lu Printemps se sourit, quand toute plante en jeunesse fleurit
27. S-t Quand tout sent bon, & quand la douce terre | Sj Quand tout sent bon, & quand la niere Terre
5 3. Sj lit là j'avise un pasteur
37-58. hj-Sy... Si l'elTroyable peau... luy servoit de chapeau
39-40. 6y-S-j Lors {Sy Luy), apuyant un pied sur sa houlette, De son bissacaveint une musette
41. 6j-Sy ses lèvres | <pj et éd. suiv. La meit (forme du parfait)
1. Souvenir de Lucrèce, début : ... Tibi rident aequora ponti.
Placatumque nitet dirïTuso lumine caelum.