j-8j Comme un pasteur portoit dedaus sa main
1. Graphie phonétique, pourarc, qu'on lit dans les éditions suivantes. Cf. la rue Saint-André des .Arts (pour des arcs). On disait aussi « des pars » pour « des parcs » (v. tome I, p. 205, vers 26).
2. Apollon, qui, d'après la légende, aurait gardé les troupeaux d'Admète sur les bords du fleuve Ampliryse. Cf. Euripide, ^/f«/*, début.
5. Le prmce Troyen Paris, fils de Priam. Cf. Jean Lemaire, Illuslr. des Gaules, I, cbap. 35.
4. Rimes sourdes pour viol et col. Cf. ci-après. Inscriptions, vers 15. Mol a ici le sens du latin mollis, doux, tiède ; souvenir du Zephyri molles d'Ovide, Ars amat., 111, 728.
l82 CHANT PASTORAL
Une houlette à petis clous d'airain, Où sur le hault dedans l'escorce dure
15 j De deux béliers se monstroit la figure,
Qui se choquoyent, & auprès d'eux estoit Un loup pourtraict lequel les aguestoit. Si tost qu'il veit ceste belle Dryade,
156 Blessé d'amour, il en devint malade :
Et comme un feu qui aux espics se prend, Et de petit après se fait bien grand, Et tellement en ondoyant s'allume,
160 Que tous les champs d'alentour il consume • :
D'un tel brasier amour l'environna, Qu'à la parfin la Nymphe il emmena Dans des rochers, par voye trop déserte,
164 Toute de neige & de glace couverte *.
Tant seulement j'en entendis la voix Evanouye au milieu de ces bois, Qui parvenoit à mon oreille à peine,