éj-SjY adjoustant ces vers plains de soucy
1. C.-à-d. : tenu dans les serres d'un autour. Terme de fauconnerie, déjà vu au tome I, p. 251, vers 56.
2. Noter cette forme masculine, qui a été conservée dans toutes les éditions. Elle s'explique par le neutre latin iiifortunium.
j. Mot de deux syllabes, comme ouvrier, sanglier, bouclier. 4. Même invention dans VArcadia de Sannazar ; après avoir exprimé le désir que ses vers restent "écrits, non pas dans les livres, mais sur l'écorce des bois, Ergasto ajoute :
A celle fin que tous les pastoureaux
Qui cy viendront sans moutons ou toreaux
Lisent à plein es tiges de ces fages
Les belles meurs, & les actes bien sages.
Puis que, croissans peu à peu d'heure en heure,
Entre ces montz la mémoire en demeure
Tant que la terre herbettes produira.
Et que le Ciel estoilles cùnduyra.
Je rappelle que Jean Martin, ami de Ronsard, avait publié en 1544 une traduction de VArcadia, à laquelle j'emprunte ce passage (f° 92 v°). Cf. notre tome I, p. 131, note 4 ; II, p. loi, note i, et 203, note i ; V, p. 252, note 2.
Pans, deitez de ces antres reclus ', Sont disparus, & n'apparoissent plus.
Loing de nos champs Flore s'en est allée,
184 Pomonne a pris autre part sa volée,
Et Apollon, qui fut jadis berger, Dedans nos champs ne daigne plus loger, Et le troupeau des neuf Muses compaignes »
188 Ainsi qu'en friche ont laissé nos carnpaignes,
Pour le regret de leur dixième Sœur Q.ui les passoit en chant et en douceur. Bref de nos bois toutes Deitez sainctes,
192 Cypris la belle, & les Grâces desceintes 5,
En nous laissant pour si piteux départ La larme à l'œil, habitent autre part.
Plus les rochers ny les antres rustiques
196 Ne seront pleins de fureurs poétiques •♦,
Echo se taist, & ne veult plus parler, Tant ha regret de te voir en aller >.
Las ! maintenant en ta fascheuse absence
200 Le champ ingrat trompera la semence
Du laboureur, & en lieu de moissons