C.-à-d. : te fasse désormais du mal
5. Ici commence un développement analogue à celui que Ronsard avait déjà inséré dans le poème des ^4r(7;« (tome V ! , p. 205 etsuiv.). Il est emprunté à Tibulle, I, 3 et 10.
124 Et dedans ses boyaux le fer y alla querre, Que la nature avoit d'un art si curieux Au profond de son ventre eslongné de nos yeux : De là se fist l'espée, & la dague meurtrière ',
128 L'homicide cannon, & la pique guerrière, Et le dur coutelas en Lune recourbé ^.
Maudit soit Proméihé ? par qui fut desrobbé Le feu celestiel, & qui forgea la lame
i}2 Qui si tost hors du cors nous fait enfuir l'ame : Tu devois, Jupiter, luy foudroyer le chef, Et resserrer au ciel ta flamme de rechef, Et cacher plus avant dessous la terre basse,
156 Le fer qui maintenant se façonne en cuirasse. Maintenant en armct •», & tu devois encor Jusqu'au fond des Enfers cacher les mines d'or : Car le fer & l'acier nuire aux hommes ne peuvent,
140 Si pour leur compagnon l'autre frère ne treuvent. Que maudit soit celluy qui premier le trouva, Qui premier le fondit, & pren^ier l'approuva : 11 eust plus fait pour nous s'il eust remis au monde
X44 Une Chimère, une Hydre en cent testes féconde, Un Python tout enflé de venin dangereux Que d'avoir découvert ce métal malheureux 5.