‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 57 sur 215 · V. ci-après, vers 375 et suiv., et la note · texte numérisé non relu

V. ci-après, vers 375 et suiv., et la note

5. C.-.i-d. : faire trembler d'un clignement d'yeux ou d'une inclinaison de tête. Amvot dit : « D'un clin d'oeil ou de teste » (Œut-res morales : Comment il faut ouir les poètes, 21). Mais Ronsard applique souvent ce mot au mouvement de la tète (voir les tomes III, p. 140, vers 377; N'I, p. 80, vers 145 ; et ci-après, vers 6jo). Le deuxième sens es: donc préférable ici ; c'est un souvenir de Virgile, parlant de Jupiter (£«., IX, 106) :

Annuit, et totum nutu tremefecit Olympum.

Rien bon si ton conseil gravement ne i'apreuve. Un affaire achevé un autre te survient,

172 Qui fertile renaist, & sur ce il me souvient

De l'Hydre (soit la fable ou mensongère ou vraye) Qui plus repulluloit fertile de sa playe, Plus on coupoit son chef & plus il revenoit,

176 Et tousjoursà son dam plus fécond devenoit ' : [5 \°] Ainsi plus tu finiz, & plus il te faut faire, Tant la France est un Hydre abondante en affaire. Quand les deux fils d'Atrée irrités contre Hector

180 Jurèrent tous ensemble, ilz menèrent Nestor La gloire de Pylos sabloneuse & stérile, Et Ulysse l'honneur de sa petite ville ^, Orateurs eloquens, de qui le beau parler

184 Surpassoit la liqueur que rousse on voit couler Dans les gaufres de cire, alors que les avetes Ont en miel converti la douceur des fleuretes : Mais ny les motz dorés du Roy des Pyliens,

188 Ny d'Ulysse les faits ne s'egallent aus tiens. Bien que l'un ait vescu l'espace de trois âges, Et l'autre de maint peuple ait cogneu les courages î,

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