‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 80 sur 215 · jS-Sj en son sein · texte numérisé non relu

jS-Sj en son sein

54}. S4-S7 d'armes & de plastrons

1. Bien que Ronsard ait trouvé l'idée dans Tibulle, loc. cit., il a plutôt imité ici Properce, II, 10, 21 :

Ut caput in magiiis ubi non est tangere signis, Ponitur hic inios ante corona pedes ; et encore en 1S65 d.ms un sonnet dédicacé à Isabeau de Limeuil : Quand on ne peut sur le chef d'une image Mettre un bouquet, il le faut mettre au pied.

2. C.-à-d. : mit en déroute. Cf. tome VII, p. 5, vers 5 et la note.

3. Rimes phonétiques. Au xvi* siècle \'e tonique devant un r suivi d'une consonne était toujours très ouvert et par conséquent très voisin de l'a; on prononçait indifféremment giiitetre et guitarre. merque et marque, sarge et serge, hargne et herone, tertre et tartre, berge et barge, terme et terme, larme et '^/m^ (Thurot, Prononciation fr., tome 1, p. 4 et suiv.).

4. 11 s'agit de la défaite du maréchal Paul de la Barthe, seigneur de Termes, le 13 juillet 1558 à Gravelines, où il fut fait prisonnier. Il avait 76 ans. Ronsard attribue cette défaite à la Fortune, comme celle de

Tu transmis du renfort aux places plus debilles, De nouveaux gouverneurs tu asseuras nos villes, Si bien que l'ennemy qui nostre camp défit

$48 N'eut que la vaine gloire, & non pas le proffit. Voilà que tu nous sers » quand la fortune adverse Nous donne en se jouant quelque dure traverse, Si qu'en toutes saisons pour l'honneur des François

552 Tu batailles en robbe & ton frère en harnois ^. Avienne que jamais ton frère ne rencontre La fortune ennemye, ou, si elle se monstre [12 v°]

Ayant tourné sa robbe >, au dos des ennemis

$$6 Et non sur ta maison le desastre soit mis, Afin que le malheur qui les Princes menasse N'entrcrompe jamais les honneurs de ta race. Mais que dirai-je plus, que dirai-je de toy ?

560 Dirai-je la faveur que te porte le Roy,

Comme à son cher parent & serviteur fidelle?

Dirai-je ta niepce en beauté la plus belle

Que le ciel ayt fait naistre, & dont les yeux plaisans

564 Meriteroyent encor un combat de dix ans '^,

Saint-Quentin (v. ci-dessus). En réalité elle est due à ce fait que l'armée du maréchal était composée en majeure partie de mercenaires allemands, pillards avant tout, qui ne laissaient rien dans le pays de ce qu'ils pouvaient emporter sur leurs chariots. Comme cette armée encombrée par le butin revenait lentement le long des dunes flamandes aprèsle pillage de Dunkerque, elle fut surprise par les Espagnols que commandait le comte d'Egmont. Les Allemands refusèrent alors de se battre et « se rompant d'eux-mesmes, haulserent leurs piques et jetèrent là leurs armes « (Rabutin, Commentaires, p. 599, cité par Forneron, op. cit., I,

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