‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 3)Chapitre 81 sur 215 · C.-à-d. : en quoi tu nous sers · texte numérisé non relu

C.-à-d. : en quoi tu nous sers

2. .Sur les services rendus par le cardinal de Lorraine pour soutenir les armes du roi Henri II en 1557 et 1558, v. Michel de THospital, op. cit., livre II, ép. 19; III, ép. 6.

3. Souvenir d'Horace parlant de la Fortune hostile, Cariii., I, 35, 23 : « mutata veste ».

4. Il s'agit de Marie Stuart, fille de Marie de Guise. La même idée se trouve dans le Synpose de Louis le Roy, dédié au dauphin François et à Marie Stuart (voir la thèse de Becker).

Soit qu'elle fust dix ans par les Grecs demandée, Ou qu'elle fust dix ans par les Troyens gardée ? Laquelle a pour mary du Roy le filz aisné ■,

568 Et luy a pour douaire un royaume donné, Riche de peuple & d'or, éloigné de la terre. Que le père Océan de tous coustez enserre ^ : Aussi ne failloit il qu'elle qui quelque fois

572 Doit bailler la naissance à tant de jeunes Roys, Eust son berceau lavé d'une mer incongneue, Ou de quelque rivière en peu d'honneur tenue. Mais que la grand Tethys le lavast de ses flotz

S69. S4-8J aux confins Je la terre | Bien qu'aucune édition du XVI' siècle ne nielle une virgule à la fin du vers, je crois que le sens en veut une (voir la note).

<)8o. On lit en J9 de voille {éd. suiv. corr.)

571-5S4. ■jS rem/iliice ces quatorze vers par ce distique : Ton \)t\ crW qui n'a point au monde son pareil Sert d'astre en ton Escosse, & à nous de Soleil et la virgule finale du vers jSj par un point {voir la note du vers )S6) | 84-8^ suppriment même ce distique de jS, avec ce qui suit jusqu'au vers 6)8 inclus.

1. Elle avait épousé le dauphin François le 24 avril 1558. Ce mariage fut chanté par M. de l'Hospital, op. cit., livre IV, Epithalame ; par Baïf, Œuvres, éd. Marty-Laveaux, tome II, p. 523 ; par J. Grevin, Hymne à Mgr le Dauphin ; par G. Buchanan et d'autres poètes ; mais, chose curieuse, Ronsard ne lui a pas consacré de pièce à part.

On trouve des détails intéressants sur ce mariage dans Th. Godefroy, Cérémonial fr., tome II, p. i à 12.

2. Ce serait une erreur de voir dans ce vers un souvenir d'Homère, en le faisant rapporter au mot « terre ». Etant donné tout le contexte, il faut comprendre qu'il s'agit d'un royaume situé à une extrémité de la Terre (cf. Virgile, Bue. i, 66 : penitus toto divises orbe Britannos), lequel est entouré de tous cotés par l'Océan ; ce qui n'est pas vrai de l'Ecosse seule, mais de toute l'ile de la Grande-Bretagne; aussi crois-je que Ronsard a voulu désigner ainsi l'ile entière; ce sens est confirnié par le sonnet qu'il adressa en 1559 a Marie Stuart : L'Angleterre ..'t i'Escosse î\: la Françoise terre... (au Second liire des ^feslangrs ; \oir le tome X de la présente édition).

Les Guises avaient fait signer à Marie Stuart l'abandon de son royaume d'Ecosse au roi de France si elle venait à mourir sans héritier; et, d'autre part, elle était elle-même l'héritière légitime du royaume d'Angleterre. Cf. ci-après le Chant Je liesse, vers 120 et la note.

CARDINAL DE LORRAINE él

576 En qui de l'univers les germes sont encloz '.

Belle Royne d'Escosse ^, ains mortelle Déesse, Tu nous as resjouyz de pareille liesse Que le soleil d'Autonne, alors que de ses rays

580 II a fendu de l'air le voille trop espaix,

Et net, & clair & beau monire sa teste blonde, [13 r°| Et de son beau regard resjouit tout le monde. Ou comme le printemps la terre rejouist,

584 Quand la glace d'yver au vent s'evanouist.

Princesse, l'ornement & l'honeur de nostre âge, Quand ton sang ne viendroit de si haut parentage 3, Quand mille & mille Roys tes ayeux ne seroyent,

588 Encores tes vertus tresnoble te feroyent, Et ton divin esprit : car la pompeuse race. Les pères, les ayeus, les sceptres, &. la masse Des monstrueux palais qui s'elevent si haut,

593 » Ne font pas la noblesse oià la vertu défaut, » Ne la vieille medalle en rouille consumée, » Ny les tableaus reclus tous noircis de fumée, » Ny les pourtraictz moisiz des antiques ayeux,

596 » Ja par l'eage ecourtez &' d'oreilles & d'yeux.

589-590. /8 Ny sceptres redouiez ny la pompeuse race, Pères, mères, ayeux, bisayeux, & la masse

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