Et tellement est toute | Sj Et toute est tellement
I, C.-à-d. contre sajambç,
Q.ui tirant à la fin la pointe de l'espine, 216 De douleur se renverse & tombe sur l'eschine, Un houbelon rempant à bras long & retors De ce beau gobelet se rouUe sur les bords, Et fait un passement de son gentil fueillage : 220 Tel qu'il est toutesfois je le metz pour mon gage'.
Guisix.
Je metz une houlette en lieu de ton vaisseau- L'autre jour que j'estois assis près d'un ruisseau Radoubant ma musette avecque mon alesne,
224 Je vy desur le bord le tyge d'un beau fresne,
Droit, sans neuds. Se sans plis : lors me levant soudain J'empoignay d'alegresse un goy dedans la main ^, Puis couppant par le pié & le bois & l'escorce
228 Je le fis chanceler & trebuscher à force Estendu sur le pré : puis en siant le tronc En quatre grands quartiers je le fendis adonc :
215-216. S4-Sy Qui en grinsant des dents tire à la fin l'espine Et tombe de douleur à la fin {Sj renversé) sur l'eschine
218-219. jS-Sj De ce creux gobelet passeniente les bors Et court en se pliant à l'entour de l'ouvrage
227. 67- 7j le bois armé d'escorse | jS-Sy le tyge (et tige) armé d'escorce
229-230. jS-Sy Desur le bord {84-Sy pré) voisin estendu de son long : En quatre gros cartiers j'en fis sier le tronc
1. Cette description d'un vase en buis reproduit, en l'embellissant, celle d'une coupe de hêtre, « nappo di faggio », au milieu de laquelle Sannazar a placé un « Priape rubicond, qui embrasse très étroitement une nymphe ». V. la traduction de J. Martin, f" 23. Source primitive : Théocrite, idylle I.
2. \Jngoy était une serpe de bûcheron. On emploie encore le diminutif o-owé-/ en certaines provinces de l'ouest et du centre, pour désigner un couteau à lame recourbée et une serpette à tailler les arbres (Veriiçr, Glosi- dt l'Anjou ; Martellière, Glois, du yendômois) ,
FLEGIES
Au Soleil je séché sa verdeur consommée,
232 Puis j'endurcy le bois pendu à la fumée '.
A la fin le baillant à Jehan ce bon ouvrier, M'en fit une houlette, & s'il n'y a chevrier ^ Ny berger en ce bois qui ne donnast pour elle
236 La valleur d'un Toreau, tant elle semble belle.
Elle a par artifice un million de nouds [20 v°]
Pour mieux tenir la main, tous marquetés de clous : Et afin que son pié ne se gaste à la terre
240 Une boucle d'airain de touscostez la serre : Un fer est au millieu de la boucle qui tient Le bout, où le pasteur quelquefois se soutient Tantost sur une jambe, & tantost il appuyé
244 Sa main, quand de jouer sur sa flutte il s'ennuye. L'anse est faitte de cuivre, & le haut de fer blanc, Un peu long & courbé, où pourroient bien de ranc î Deux mottes pour jetter au troupeau qui s'esgare,
248 Tant le fer est creusé d'un artifice rare ^.