jS-Sj en l'escorce des bois
695-696. Sy En errant haut & bas tu ne vois rien si grand Que nos Rois dont le sang de Jupiter descend 698. Sj Ses rochers, ses forets
1. Cette fin diffère tout à fait de celles de Virgile et de Navagero. Pour les quatre derniers vers, cf. t. IX, p. 185, texte et note 4 ; X, p. 63, texte et note 2 (réf. à Virgile et à Sannazar).
2. Ovide avait appelé le Soleil « mundi oculus » {Met., IV, 228). Cf. t. II, p. 70; IV, p. 156; X, p. 6.
3. L'éloge de la France avait déj.à été fait par L. Alanianni, dans sa CoUiva::^ioiie, I, loii et suiv., et par Ronsard lui-même dans YHwine de France (cf. t. I, p. 25 et suiv.). Dans tout ce morceau, c«mme dans
l'hymne de 1549, l'imitation de Virgile (Georg., II, 136 sqq., éloge de l'Italie) est manifeste, par une de ces habiles transpositions dont Ronsard est coutumier.
Mascarades eT bergerie îîi
Que ses pasteurs sont naiz avant que le Croissant [29]
700 Fust au ciel, comme il est, de nuit apparoissant '. La France la surpasse en desers plus sauvages, En plus hautes forests, en plus fleuriz rivages. En rochers plus amis des Dieux, qui sont contens
704 De se montrer à nous & nous voir en tout temps. O bienheureuse France abondante & fertille ! Si l'encent, si le basme en tes champs ne distille, Si l'amome Asien sur tes rives ne croist,
708 Si l'ambre sur les bords de ta mer n'aparoist : Aussi le chaut extrême & la poignante glace Ne corrompt point ton air, & la meschante race Des dragons 2, des lions si fièrement marchans
712 Comme ils font autre part, ne gaste point tes champs.
701-705. jS-Sj en Antres plus sauvages, En rochers (Sj taillis) en forests, en sources, en rivages, En Nymphes & en Dieux, qui bénins sont contens