C.-à-d. étant l'appui de l'enfance de Charles IX
2. Allusion à l'histoire de la Navarre, dont la partie au nord des Pyrénées, laissée à Jean d'Albret (prince français) par le roi d'Espagne Ferdinand eu 1512, n'était pas revendiquée par Philippe II.
î. Philippe 11, par son mariage avec Elisabeth de France, était le beaufrère de Charles IX ; mais « l'amitié fraternelle » n'était pour rien dans sa politique envers la France. Catholique intransigeant, il soutenait les catholiques de France contre les huguenots et n'avait pour but, en intervenant dans nos affaires, que de maintenir le catholicisme au pouvoir : ses ambassadeurs avaient l'ordre de surveiller sans cesse l'attitude religieuse de sa bellc-nière Catherine de Med. (c'était alors Perrenot de Chantonnay, frère du cardinal de Granvelle). Voilà comment ce roi protégeait l'enfance de Charles IX.
Il8 ELEGIES
Passant d'autre costé j'allay voir les Anglois,
824 Région opposée au rivage Gaulois ',
Je vy leur grande mer en vagues fluctueuse, Je vy leur belle Royne honeste & vertueuse *. Autour de son pallais, je vy ces grands Mylords,
825 Accorts, beaux & courtois, magnanimes & forts : Je les vy tous aymer la France leur voisine :
Je les vy révérer Carlin & Catherine, Ayant juré la paix &. jette bien avant
832 La querelle ancienne aux vagues & au vent 3. Je vy des Escossois la Royne sage & belle. Qui de corps & d'esprit ressemble une immortelle, J'aprochay de ses yeux, mais bien de deux Soleils,
836 Deux Soleils de beauté qui n'ont point de pareils.
Je les vy larmoier d'une claire rosée, [31 v°]
Je vy d'un beau cristal sa paupière arrosée, Se souvenant de France, Se du sceptre laissé,
840 Et de son premier feu comme un songe passé 4.
Q.ui voirroit en la mer ces deux Roynes, fameuses En beauté, traverser les vagues escumeuses, Certes on les diroit à bien les regarder
844 Deux Venus qui voudroient au rivage aborder.
Face bien tost le Ciel que leur jeunesse esclose