j-Sj Faict ombrage aux pasteurs
855-860. éj-S'/ réduisent ces six vers à deux : Rempe dessur la place & d'un bras flétrissant En soy-mesme languist, le mespris du passant
862-865. 6-J-8-J D'un amour éternel, afin que mariées Roynes sans perdre temps enfantent d'autres Rois
1. Alinéa inspiré de Catulle, Carmen nuptiale (chant final des jeunes hommes); Cl. Maroi avait déjà usé de cette comparaison dans son Chant nuptial de Renée de France en 1528 (éd. Jannet, II, p. 86).
2. Catherine de Med. aurait voulu marier un de ses fils à I-lisabeth d'Angleterre ; mais ils étaient trop jeunes, et, d'ailleurs, celle-ci ne voulait pas se donner un maître, surtout un maître étranger, qui eiU réuni sur sa tète les deux couronnes de France et d'Angleterre. — Quanta Marie Stuart, ses oncles de Lorraine cherchaient à la marier soit à l'archiduc Charles d'Autriche, soit à Don Carlos, fils de Philippe II.
Le second Pasteur Voyageur. [32]
La mesme ardeur de gloire & la bouillante envie De voir les estrangers m'a fait voir l'Italie, Terre grasse & fertille, où Saturne habitoit
868 Quand le peuple innocent de glan se contentoit '.
J'ay veu le grand Pasteur de tant d'ames chrestiennes, J'ay veu dedans un lac les barbes anciennes De ces pères Bergers qui gouvernent souz eux
872 Par prudence & vertu un peuple si heureux ^. J'ay veu le grand Berger de la belle Florence, Florence qui se dit de Catin la naissance ' : J'ay veu le fleuve d'Arne & le Mince cornu,
876 Qui est par le berceau de Tityre connu 4, Où le Duc Mantouan ennemy de tout vice Aux peuples ses subjetz administre Justice >. De là m'en retournant contremont, j'allé voir
880 Le beau pallais d'Urbin, escoUe de sçavoir ^. Je vy des Ferrarois le Pasteur & le maistre, Qui se vante d'avoir de Ç,oger pris son estre ' : Je vy sa forte ville & le Pau menaçant,
884 Q.ui va comme un Toreau par les champs mugissant : Grands Pasteurs, grands Bergers, qui ont la foy jurée
1. Souvenir de Virgile, £;/., VIII, 519 sqq. Cf. t. IX, p. 79, vers 74 et suiv.