é-j-S"] D'enseignemens si beaux
1. Catherine de Medicis et sa bellc-siviur Marguerite de Savoie.
2. Par ordre, c.-à-d. l'une après l'autre en quatrains alternants. Déjà vu, t. XII, p. 94, vers 19, texte et note.
}. C.-à-d. : par un vœu solennel fait aux Dieux, ont décidé...
4. C.-à-d. : de danses. Vieux mot, déjà vu au t. IV, pp. 4 et ij2.
992 A vos jeunes enfans afin de les instruire :
» Car ny large moisson, ny troupeaux engressés,
» Ny bledz dans les greniers l'un sur l'autre amassés
» Ne vallent le sçavoir, de l'esprit l'héritage :
996 » Par la seule leçon le Pasteur devient sage.
Le premier Pasteur'. [34 v"]
Mon filz, puisque tu es de tant de pasteurs maistre, Et que Dieu sous ta main a mis tant de troupeaux, Il ne faut seulement sçavoir les mener paistre, 1000 Sçavoir les engraisser, sçavoir tondre leurs peaux.
Le second Pasteur 2.
Ce n'est pas tout d'avoir mille bœufs en pasture, Mille agneletz sautans souz leurs mères icy, Il faut de ton bestail cognoistre la nature, 1004 Corriger tes Bergers, te corriger aussy.
» Quand les petitz Bergers font aux champs une faute, » Petite elle ne tire un repentir après : » Mais des maistres Pasteurs elle devient si haute, 1008 » Qu'elle passe en grandeur les plus hautes forests.
Et pour ce, mon nepveu, il faut des ta jeunesse Apprendre la vertu, pour guide la suivant :
997-98. S4-Sy Puis-que tu es, mon fils, de tant de pasteurs maistre, Que Dieu dans ton herbage a mis tant de troupeaux
1001-02. S4-8J Ce n'est rien de guider mille bœufs en pasture, Il faut les conserver & en avoir soucy
1. Ce premier pasteur parle au nom de Catherine de Medicis, comme l'indiquent les premiers mots.
2. Ce second pasteur parle au nom de Marguerite de Savoie, tante de Charles IX, comme l'indiquent les vers 1009 et 1081.
» C'est un ferme thresor qui les hommes ne laisse, [012 » Les autres biens mondains ' s'envollent comme vent.
Pour vivre bienheureux, crains Dieu surtouche chose: Seul il faut l'adorer & au cœur l'imprimer, Et le prier au soir quand le Soleil repose, 1016 Et des l'aube du jour quand il sort de la mer.
» Le seul commencement & la fin de Science, [55]
» C'est craindre le Seigneur, & raeintenir la foy Des peuples espandus souz ton obéissance, [020 Qui sont enfans de Dieu aussy bien comme toy.
Sois paré de vertu, non de pompe Royalle : » La seulle vertu peut les grands Roys décorer. » Sois Prince libéral : toute ame liberalle 1024 » Attire à soy le peuple, & se fait honorer.
Porte desur le front la honte de mal faire, Aux yeux la gravité, & la clémence au cœur, La justice en la main, & de ton adversaire, 1028 Fust il moindre que toy, ne sois jamais moqueur.
Rens le droit à chacun, c'est la vertu première Qu'un Roy doit observer : sois courageux & fort : » La force du courage est la vive lumière 1032 » Qui nous fait mespriser le péril de la mort.
1018. S4-SJ Est craindre
1024. 6$ & le fait {enenr Ivp. ; éd. sniv. corr.)
io}2. éy-S-j nous-mesmes & la mort