‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 146 sur 263 · Sy Si aux captifs portez quelque amitié · texte numérisé non relu

Sy Si aux captifs portez quelque amitié

terrestres) est périssable ou sujet au changement ; telle est l'interprétation de Marcassus, que j'adopte.

I. Ce passage, depuisle vers 120, concerne les physiciens grecs, qui, d'Aristippe à Aratos, ont traité des piiénomènes du ciel et de la terre. Ronsard avait particalièrement étudié les poèmes astronomiques d'Afatos (cf. t. VI, p. 105).

S'il ne vous plaist bien tost les secourir '. Ah ! si je puis jusqu'à tel aage vivre

i68 Que vos combats si loing je puisse suivre,

Tout au millieu de vos assauts divers, Fifres, tabours, je chanteray mes vers A l'envy d'eux, si bien qu'on pourra dire

172 Que vos canons feront place à ma Lyre.

Lors Amyot, qu'Apollon a nourry, Selve, qui est des Muses tant chery.

Ne me vaincront, non pas Apollon mesme,

176 Car plein d'ardeur & d'une envie extresme

De bien chanter, je feray dans les Cieux Vostre beau nom voiler jusques aux Dieux ^. Je chanteray que la bonne Nature,

180 Et que le Ciel sur toute créature

Vous ont formé, & qu'à vous seul ils ont Mis dedans l'ame, en l'esprit & au front, Ce qu'ils avoient de mil ans en espérgne,

184 Et que Vertu, non le Sort, vous gouverne 3.

Page 1