‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 147 sur 263 · y supprime ces six vers · texte numérisé non relu

y supprime ces six vers

1. Ce rêve généreux des humanistes du xvi° s. ne fut réalisé qu'au début du xix°. Ronsard avait déjà souhaité la libération de la Grèce, s'adressant à Henri II en i<;59(t. IX, p. 114).

2. Tout ce passage, depuis le vers 155, est imité par transposition de Virgile, Bue. IV, 52 sqq. : O mihi tam longe maneat... Orphée et Linus sont remplacés par Amyot et Selve, qui avaient été précepteurs de Charles IX et de son frère Henri. Mais Amyot et Selve n'étaient pas poètes, aussi R. les remplaça-t-il en 157S par Dorât et Belleau.

5. Rimes phonétiques : on prononçait espertie, ainsi quAuveriie pour Auvergne ; on ézrixM qu'il pregne, mais on pronçait trenne, comme on l'écrit aujourd'hui.

Je chanteray de vostre mère aussy

Le sage advis, le conseil, le soucy,

Et le bon heur que le Destin luy donne

D'asseurer ferme au chef vostre couronne,

En balanceant par un juste compas [40 v°]

Ce qui peut nuire, & ce qui ne nuist pas '.

Tandis la Paix en voz terres florisse, Qui vostre peuple & voz Princes nourrisse : Florisse aussi la Justice & les Loix, Jusques au jour que le puissant harnois Pour le soutien de vos fertilles Gaulles Face un grand bruit sur vos jeunes espaules : Et que tenant les armes en la main Soiez l'honneur de tout le genre humain, Faisant marcher devant vous la Justice, Pour corriger les meschans & le vice : Et lors sera vostre Sceptre puissant De jour en jour en vertu florissant, Et serez dit comme le bon Auguste, Non pas un Roy, mais un pcre tresjuste.

185-190. yS-S/ sitppr. ces six vers 192. Sj La paix le peuple & les Princes nourrisse 201-202. <?7 Lors vostre Sceptre opulent & puissant De jour en jour se voirra florissant

I. Ce juste éloge de Catherine de Medicis est à rapprocher de ceux que R. a insérés dans sa Brrgcrif {c'i-dtssus). Voir aussi VElegie à la Royne, qui suit.

LA Magesté de la Royne ma maistkesse ' [41]

Comme une mère ardente en son courage De voir son filz, ne bouge du rivage, Et sans laisser par le somme fléchir Ses yeux, attend s'elle voira blanchir De son enfant la voile messagère.

Le ramenant d'une terre estrangere.

Où maugré luy long temps avoit esté De la tempeste & du vent arresté ^ :

Comme une belle & jeune fiancée, De qui l'amour eschaulfe la pensée, Souspire après son amy nuit & jour.

Editions : Elégies, Masc. cl Bergciie, 1565. — Œuvres (Elégies, I" livre) 1567 à 1575 ; (Id., livre unique) 1578 ; (Bocage royal, 2° partie) 1584, 1^87 et éd. suiv.

Titre 6j-j^ Elégie à la Royne | 7<S A la Royne. Elégie [ 84-8^ A cllemesnie (c.-à-d. A la même)

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