‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 182 sur 263 · a tranché nos fuseaux · texte numérisé non relu

a tranché nos fuseaux

1. Les serpents en changeant de peau se rajeunissent. Déjà vu, au t. II, p. 71. R. y reviendra dans le sonnet pour Hélène : Celle de qui l'amour, vers 11. C'est un souvenir de Tibulle, I, 4, 27 sqq. et d"Ovide, Ars arnat., III, 77. Quant à l'opposition qui suit entre les végétaux qui renaissent et lesliomnies qui meurent, elle vient de Moschos, Hpilaphe de Bion.

2. L'homme s'en va aux Enfers, boire les eaux du Léthé, qui faisaient oublier tout souvenir de la vie terrestre.

Perd en ses eaux les bergers & les Rois '. Cruelle mort ! sans yeux ny cœur, Déesse ! 36 Si tu prenois seulement la vieillesse,

Laissant meurir les hommes qui n'ont pas

Encor besoing de sentir le trespas.

Las! tu aurois moisson assés fertille 40 Prenant à toy la part la moins utille :

Mais ne voulant aux jeunes pardonner *,

Le nom de Tygre on te peut bien donner. En cent façons, meurdriere, tu consommes 44 Ore la vie, ore les biens des hommes :

Mais en mourant l'homme a bien combatu

Toy & ta faux, qui meurt pour la vertu.

Comme cettuy qui de brave entreprise 48 A soutenu son Prince & son Eglise,

Cest Annebaut, du Dieu Mars tant chery : [58]

Lequel estant souz son père nourry,

Qui lors estoit grand Admirai de France >, $2 Suyvit, hardy, les armes des enfance :

Et outre l'aage a vestu le harnois,

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