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1. En mai 1564, Catherine de MeJicis avait vu sa fille cadette, Claude, duchesse de Lorraine (v. ci-dessus Mascarades de Barle-Duc, p. 222). Elle allait voir sa fille aînée Elisabeth dans les derniers jours du printemps de l'année suivante, « cette fille, qu'elle .avait adorée, conseillée, et tant désiré revoir avant de mourir » (P. Champion, Catherine de Mcd., p. 278, avec renvoi à la Correspondance de cette reine, lettre du 15 avril 1565 à M. de Saint-Sulpice),
2. C.-à-d. : Et par son propre exemple l'incite à rester catholique. Ce témoignage du poète avait pour but de rassurer l'ambassadeur d'Esp.îgnc, don Fraiicès de .\lava, toujours aux aguets des faits et gestes de Catherine pour renseigner Philippe II sur sa politique religieuse.
Un astre heureux, ô Royne, te fit naistre. Car seulement tu n'es mère d'un Roy Qui des François tient le Sceptre en la dextre, [75] Et d'un grand Duc qui promet tant de soy ', Mais tu es seulle entre tant de Princesses 48 Mère de Rois, de Roynes & Duchesses.
Par les chemins où passeront les dames Naistront les fleurs, & les ruisseaux prendront Le goust de miel, les odeurs & les basmes Et les parfums par les champs s'espandront : De soubs leurs pieds la campaigne arrousce $4 S'esjouira de manne & de rosée ^.
Le vent tiendra son haleine endormie, Vulcan ez mains n'aura point de marteaux 5, Tant seulement avec Flore s'amye Zephyre ira parmy les prez nouveaux.
Tout sera plein de joye & d'alcgrcsse 60 A l'arriver d'une telle princesse.
$1. Ji les blasmes {erreur tyjy. ; cd. siiiv. covr.)
1. Henri, qui ét.iit alors duc d'Orléans, puis fut duc d'Anjou et devint le roi Henri III.
2. C'est probablement ce sizain, de couleur plus espagnole que les autres, qui a donné à .Vlichclet l'impression, rappelée ci-dessus, d'une influence directe de Boscan ou de Montemayor.
j. Souvenir d'Horace, Carm., 1, 4, 12 ; déjà vu au t. VI, p. 74. R. veut dire sans doute que Vulcain cesse de fabriquer la foudre pour Jupiter (cf. Virgile, En., VIII, 422 sqq).
La charité & l'amour maternelle Se desfiront d'un combat généreux ', La mère ayant ses enfans'au tour d'elle, Et les enfans leur mère à l'entour d'eux : C'est passion qui si fort nous enflame 66 Qu'on ne peut dire & qu'on sent dedans l'ame.
Si le Lion & le Tigre effroyable Pîir les rochers désirent voir leurs Fans, Ha combien donc l'homme plus raisonnable [7 5 v°] Doibt désirer de revoir ses enfans :
Qui fuit les siens est digne qu'on le nomme 72 Un Monstre fier souz la forme d'un hpirirpe.
Ouvre la nuit & vistement, Aurore, De TQcean apporte dans ton sein Le jour heureux que par penser j'hpnore ^ Comme propice à tout le genre humain, Puis voile au ciel, & d'une aisle legiere 78 De ce beau jour sois aux Dieux messagiere.