‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 230 sur 263 · jS Et si grand qu'on doit estre en doute · texte numérisé non relu

jS Et si grand qu'on doit estre en doute

I. Celte prédiction repondait à l'un des rêves de Catherine de Medicis pour l'avenir de son fils préféré, le prince Henri, frère cadet du roi : lui obtenir un royaume liois de l'rance, plutôt d'ailleurs par un mariage, ou tout autre moyen pacifique, que par la i^uerrc. On sait que l'événement ne se réalisa qu'en 1575, par son élection au tronc de l'olosne.

Lequel sera le plus tenu A l'autre d'amour fraternelle^ Ou luy pour estre parvenu 48 Par son service si fidellé,

Ou toy Monarque sans pareil D'avoir en tous lieux peu défaire Tes ennemis par le conseil 52 Et par la lance de ton frère ',

Ainsi te nourissant parmy Les vertus de ta mère sage, Tu auras le ciel pour amy, [78 v°]

56 Et la terre pour héritage.

Soubz toy la malice mourra, L'erreur, la fraude, & Timpudence, Et la mensonge ne pourra 60 Résister devant ta prudence.

Puis, ayant vescu comme il faut, Despouilleras le mortel voile, Et près de ton père là haut 64 Tu seras une belle estoille.

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