Sy suppriment ces sèi:^e vers
I. Cette autre prédiction repondait à l'ambition du prince Henri de jouer un rôle de premier plan dans le gouvernement de la France, ambition avouée dès son jeune âge (il n'avait pas 12 ans 1/2 lors des fêtes de Fontainebleau) et favorisée par sa mère. En 1565, elle l'appellera au Conseil privé; en février 1566, elle lui donnera en apanage le duché d'Anjou, avec ses dépendances dans le Maine, le Bourbonnais et l'Auvergne ; en novembre 1567, elle le fera nommer lieutenant général du loyaume, avec un pouvoir supérieur à celui du Connétable.
Et toy, mère, resjouis toy, Mère sur toutes vertueuse.
Qui as nourry ce jeune Roy D'une prudence si soigneuse K
Bien tost auras de tes travaux La recompense seure & bonne, Quand tu verras tous ses vassaux S'humilier soubz sa couronne ^.
Et toy, son frère, en qui respênd Le ciel son heureuse influence.
Ta force & grandeur ne despend Qu'à lui porter obéissance.
Ton avantage vient du sien, Ta gloire sans la sienne est vaine, Ton bien procède de son bien.
Comme un ruisseau de sa fonteine.
Vivez doncq' amiablement Faisans vos noms par tous espandre, Vivez tous trois heureusement [79]
Charles, Catherine, Alexandre 3.
70. 1Î7 Le loyer que le ciel te donne 74. 87 L'Astre son heureuse influence 82. Ji-Sj par tout espandre
81-82 Tr. Suivez donc amiablement Tant que la mort vous vienne prendre
I. Catherine de Medicis avait fait tout le possible pour bien élever et instruire ses enfants, leur donnant, avec le bon exemple, d'excellents précepteurs et éducateurs, tels que Claude d'Urfé (cf. t. VU, p. 59), Amyot, Jean-Paul de Selve (cf. t. XII, pp. 146-147), Louis de S. Gelais, sgr de Lansac (iW., p. 152) Ph . de Marcilly, sgr de Cipierre (cf. Bayle, Dict., t. II, p. 184), Fr. de Keinevenoy, dit Carnavalet (cf. t. I. pp. 29 et 90 à 93, et ci-après sonnet à M. de Car); sans parler de ceux de la princesse Marguerite (cf. de Vaissière, la Jeunesse de Li reine Margot, Rev. Humanisme et Renaissance, 1940, p. 15).
2. Allusion au voyage très prochain de la Cour ;\ travers les provinces françaises, en vue de les pacifier.
j. C'était le prénom primitif du frère cadet du roi Ourles; il fut baptisé sous les noms d'Kdouard-Alexandre. C'est sa mère qui lui donna