SONET AU ROY
La renommée allant de place en place, De ciel en ciel annonceant ton pouvoir, M'a fait venir desur terre pour voir Au[x] raidz du jour les beaux traitz de ta face.
12-14. ^4'^7 Si fort au coeur vostre beauté me poiiigt, Q.ue je devois jouir de vostre veûe Plus loiigncmcut, ou bien ne la voir point (ce dciitier hémistiche dés JfjS)
Editions : Elégies, Masc. et Bergerie, 1565. — Supprimé dès 156". — Reproduit pour la première fois dans la K. H. L. de 1902 (t. IX, p. 445) et réuni aux Œuvres dans mon édition in-8 Lemerre, t. VI, p. 361.
I. Ce sonnet fut récité par une des dames d'honneur de Catherine de Medicis (le témoin anonyme dit : par un chastré), figurant la Nj'mphe, tout comme le furent les odes des deux Sirènes, et dans le même «logis» (v. ci-dessus p. 231 et 236, texte et notes).
Mascarades et bergerie 255
C'est doncq' raison qu'en retournant je face Entendre aux Dieux du terrestre manoir ' Que ta grandeur ne se peut concevoir [83 v°] 8 Par le renom que ta présence efface.
Or te voyant je puis dire là bas, Qu'en tout ce monde un pareil tu n'as pas, II Estant cent fois plus grand que ton Empire,
Avise doncq' combien doit s'esmouvoir De tes vertus le ciel qui te peut voir, 14 Quand mesme l'eau souz la terre t'admire 2,