‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 4)Chapitre 248 sur 263 · y-/S Ils sont aussi · texte numérisé non relu

y-/S Ils sont aussi

1. C.-à d. : aux nymphes des sources et autres divinités souterr.iines (cf. le vers final).

2. La contradiction entre ce vers et le début du sonnet n'est qu'apparente, car les eaux vont alternativement de la terre au ciel et du ciel sur la terre qu'elles pénétrent.

5. Les Grecs l'avaient qualifié pour cette raison '{1-j-a-j~iy.çio; (Sapho ; l'Anthologie), épithéte que Ronsard a traduite par « dous-anicr » (t. V, p. 121). CL t. XII, p. 31, note i.

256 ELEGIIiS

Ce petit Dieu nasquit de la tourmente, Et pource il est de nature inconstante, Aussy toujours à varier il tasche : [cher,

Quand vous m'aimiez, sur tous vous m'estiés Mais maintenant qu'il vous plaist vous fascher Encontre moy, contre vous je me fasche'.

Fin.

. Ode à Monsieur de Verdun Secrétaire & Conseiller du Roy ^. [84]

Si j'avois un riche thresor, Ou des vaisseaux engravez d'or.

Tableaux, ou médailles de cuivre, Ou ces joyaux qui font passer Tant de mers pour les amasser Où le jour se laisse revivre > :

Je t'en ferois un beau présent,

Editioxs : Elégies, Masc. et Bergerie, 1565. — Œuvres (Odes, 5' livre), 1567 à 1587 et éd. suiv.

Titre. yS-Sj Ode {sans plus).

r. D'après le vers 12, Ronsard a écrit ce sonnet pour le compte d'une dame, qui l'en avait prié, de même que pour deux autres dames qui s'entr'aimaient, il a écrit une élégie et un sonnet (ci-dessus, p. 170-76).

2. Nicolas de Verdun, d'abord n Conseiller et Maître de la Chambre aux deniers du Roy », avait été reçu le 9 février 1555 (a. st.) en l'office de « Secrétaire du Roy M. C. de Fr. » (c.-à-d. Maison Couronne de France). En juillet 1557 il abandonne cet office pour celui de « Trésorier et Receveur général des Finances extraordinaires et parties cssuelles ». Le 8 mars 1565, il est reçu en l'office de «Notaire et Secrétaire du Roy M. C. de Fr. ». Enfin le 10 juillet 1566 il résigne cette fonction pour devenir « Commis au contrôle général des Finances» (Tessereau, Hist. chronol. de la Chancell. de France, t. 1, pp. 124, 126, 141 et 147).

j. Les pierres précieuses et les perles qu'on va chercher eu Orient.

Mais quoy ? cela ne t'est plaisant, Car aux richesses ne t'amuses Qui ne font que nous estonner :

C'est pourquoy je te veux donner Le bien que m'ont donné les Muses.

Je sçay que tu contes assez Des biens l'un sur l'autre amassez, Qui périssent comme fumée :

Ou comme un songe qui s'enfuit Du cerveau, si tost que la nuit Au second somme est consommée '.

L'un au matin s'enfle en son bien Qui au Soleil couchant n'a rien Par disfaveur ou par disgrâce.

Ou par un changement commun, Ou par l'envie de quelcun Qui ravist ce que l'autre amasse.

Mais les beaux vers ne changent pas, Qui durent contre le trespas, .^84 v°]

Et en devanceant les années, Hautains de gloire & de bon heur.

Des hommes emportent l'honneur Desur leur courses empanées ^.

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