Allusion au concile de Trente
Romard, XIH. 2
l8 LE PROCES
Ou celuy qui ce règne a purgé des mutins, Acte plus grand que ceux des Empereurs latins '. Mais il faut penser estre un d'entre le vulgaire,
i6 Et personne privée : autrement mon affaire Auroit mauvaise issue, & sans heureux succès Je serois en danger de perdre mon procès. Pource ne venez point comme un Dieu de la France :
20 Personne ne prendroit contre vous ma défense. [4]
Ne parlez point aussi, car vostre docte voix. Qui scait gaigner les cœurs des peuples & des Rois, A qui la triple Grâce & Python 2, où abonde
24 L'éloquence, ont versé le miel de leur faconde, Vous faisant un Nestor, trop diserte feroit Que le tort éloquent du droict triompheroit : Car la mauvaise cause avec l'art bien plaidée
28 Est plus que le bon droict souvent recommandée. Dont, sans vouloir par art la mienne desguiser. Mon advocat vous veut simplement accuser Se fiant en son droict, tout juge véritable
52 Donnera pour ma part sa sentence équitable : Et si vous ennuyez de vous voir surmonté 3