S7 Esparses il sema
I. Voir à ce sujet Fr. Charbonnier, la Poésie française et les guerres de religion (thèse de Paris, 1920), p. 178 et suiv.
Comme ce vieil Prélat, las ! qui ne se contente .
De voir en sa maison cent mille francs de rente :
Misérable Prélat, ny son chef tout grison,
152 Ny le repos aymable en la vieille saison Ne l'ont peu retirer que serf il ne se rende. Et au vouloir d'autruy sa liberté ne vende '. Celuy pour qui je plaide est d'autre naturel,
156 Bien peu se souciant de ce bien temporel.
Qui s'enfuit comme vent, & n'estoit la contraincte 9] Il ne feroit icy par ma bouche sa plaincte. Il a le cœur si hault qu'il ayme mieux mourir
160 Sans support et sans biens, que de les acquérir Par importunité, comme ceux qui vous pressent, Et jamais en repos vos oreilles ne laissent. Et toutesfois, Seigneur, après que ce Ronsard
164 A despendu pour vous son labeur & son art A vous rendre immortel, pour toute recompense Un autre a pris le fruit de sa vaine espérance. Vous ne l'ignorant point : car par vostre moyen
168 Le mettant en oubly un autre a eu son bien : 11 vous en advertist & vous en feit requeste, Il tendit les filets, un autre en prit la queste. Car fortune & faveur, qui ont la plus grand part
172 Du monde & de la court, n'y eurent pas esgard. Ainsi les gros taureaux vont labourant la plaine, Ainsi les gras moutons au dos portent la laine,
153. On lit ne le rende {encore en 6y) ; erreur tyf>,, corrigée en '/I-Sy