C.-à-d. : Et surtout
5. Pour le sens de ce mot, V. ci-après vers 199, 204et 215. 4. Ces huit vers rappellent ce que Loys de Ronsart disait à son (ils Pierre (cf. t. X, p. 501 et suiv.).
196 Par un luth marié aux doulceursde la voix, Qui au ciel demenoil; sa divine armonie, Veid, mal-heureux mestier ! une turbe infinie Advancez devant luy ', & peu luy profitoit
200 Son luth, qui le premier des mieux appris estoit^. Du Bellay qui avoit monté dessus Parnase, Q.ui avoit espuisé toute l'eau de Pégase, Qui avoit dans mon antre avecques moy dansé,
204 Ne fust, siècle de fer ! d'un seul bien advancé '. O cruauté du ciel, ô maligne contrée, Où jamais la vertu qu'en fard ne s'est mcnstrée ! Puis que les fols, les sots, les jeunes courtisans
208 Sont poussez en crédit devant les mieux disans. Il faut donner les biens à ceux qui les méritent, Mesmes en leur absence, ainsi les biens profitent Quand ils sont peu cerchez : de là vient le bonheur, [11]
212 Et par là se congnoist le vouloir du Seigneur.
Quand on n'advance point aux honneurs les Poètes, Qui sont du Dieu tres-hault les sacrez interprètes, Qui sçavent deviner, & songer, & prévoir,
216 Qui ont l'ame gentile, & prompte à s'esmouvoir,
196-197. 84-Sy P.ir sa Lyre accordante aux douceurs de la vois Q.ui au Ciel egaloit sa divine harmonie