Ludibria ventis, dit Virgile, En., VI
2. Ces cinq vers paraphrasent un distique de Virgile, Eti. I, 118 sq.
3. R. emploie ce mot pour la tempête, à l'imitation de Virgile, qui avait employé le mot hiems (En., loc. cit. I, 122 et 125).
Ronsard, XVI. — u. 8
IIO LA FRANCIADE
jié Le vent, la mer, lu}' presentoient la Mort.
Comme il pleuroit sur le hault de la pouppe Il s'advisa d'élire de sa troupe Cent chevaliers, qui depuis ont esté [éij
J20 (Ainsi estoit dans le ciel aresté)
Tiges & chefz des familles de France : Les choisissant tout le dernier s'élance Dedans l'esquif', aymant trop mieux périr
}24 Au bord, qu'en mer vilainement mourir.
Leurs pieds n'estoient à peine en la nacelle Que le courroux d'une vague cruelle Les fit par force au rivage approcher,
328 Et leur bateau froissa contre un rocher ^,
Rocher qui dur, espineux & sauvage De son grand dos remparoit le rivage.
Ayant du vent tousjours le chef batu,
332 Les pieds du flot aboiant & tortu.
La le Démon qui préside à la vie 3 En tel dangier leur fit naitre une envié De s'attacher à ces rochers bossus.
}iî-i6. P car la mer et le bord De tous testez luy presentoient la mort I •jyS'] de tous costez le bord, Le banc, la mer luy presentoient la mort I
519-21, P Vingt chevaliers (repris en y^-Sy), qui depuis ont esté, | Quand son bras eut les Gaules surmonté, Tyges et chefs des grands, j races de France '
325-24. P Dedans l'esquif qui du sein du vaisseau Fut prontement t dçvalé dessus l'eau .