‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 160 sur 425 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

» Apres le mal que le boire & manger.

Eux affamez ces viandes ravirent Qui d'une autre ame au besoin leur servirent, Réjouissant la force de leurs corps, » Car le manger rend les hommes plus torts '.

Tandis la nuit à la robe étoilée ^ Avoit la terre en toute part voilée D'un manteau noir, ombreux & paresseux, Lors que voicy les fantaumes de ceux Dont la grand mer en vagues départie Avoit les corps & la vie engloutie, Enflez, bouffis, écumeux, & ondeux, Aux nez mangez, au visage hideux.

Qui pepians d'une voix longue & lente (Comme poulets cherchans leur mère absente) De mains, de pieds figurant leur mechef. De Francion environnoient le chef.

Enfant d'Hector (disoient-ils) nous ne sommes Plus ces corps vifs, mais fainte ' de ces hommes. Que bien armez, courageux, & bragards, [73]

En tes vaisseaux amenois pour soldards.

Sur qui les vents au fort de la tempeste

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