y^-Sj qui le monde conqueste
1. Cf. Virgile, En. I, 664 sqq., où Vénus flatte de même son fils, pour obtenir qu'il se substitue à Ascagne et allume ainsi dans le cœut de Didon un violent amour pour Énée.
2. Vénus aima d'abord Adonis, ensuite Anchise. V. à ce sujet la fin de V Adonis, t. XII, p. 126, et de l'élégie Le temps se passe, t. XV.
5. Il s'agit d'une de ces abstractions personnifiées qui faisaient partie du cortège de Vénus,
132 LA FRAN'CIADE
772 Roses & lys épanche à l'environ
De sa perruque, & l'endort en sa robe ;
Puis doucement de son fils se dérobe,
S'en-vole en Cypre, où son temple en tous temps
776 Voit ses autels chargez d'un beau printemps'.
A tant Amour du sommeil se secoue, Ses blonds cheveux arrengea sur sa joue, Une double aile à son dos attacha,
780 Du prochain myrte en sautant décrocha
Son plain carquois, il empoigne en la dextre L'arc, & des dieux & des hommes le maistre : Puis s'elancanthors la porte des cieux,
784 En-demené ^, fretillard & joieux,
Se rue en l'air : le ciel, l'onde & la terre Luy font honneur : Zephire qui desserre Sa douce alaine odorante à l'entour, "
788 Tout amoureux va convoiant Amour 5.
Ce petit Dieu, qui trompe la cervelle Des plus ruzez, prit semblance nouvelle,