I. Au dos hérissé
lôô LA FRANCIADE
Qu'il ne te soit un malheureux augure.
Dessous ta main le monde il eust soubmis
328 Si le Destin envieux eust permis
Qu'il eust en Gaule ordonné ton armée : » L'homme n'est rien qu'une vaine fumée ! Atant la Nymphe en parlant dévala
352 Son chef soubs l'eau : l'onde qui çà qui là
Flot dessus flot en se ridant grommelle. D'un long tortis ' l'engloutit dessous elle : Tandis Dicé que le soing tient ravy,
336 De Francion les pas avoit suivy :
Deux grands lévriers yssus de bonne race, (Fidelle guet) le suivoient à la trace : En abordant Francus plein de soucy
340 Luy prist la dextre et le salue ainsi.
Prince Troyen, dont la vertu première Du père tien efface la lumière :
Quand mon païs en deux je partirois ^
544 Et d'une part honoré je t'aurois,
Encor beaucoup je serois redevable
A ta vertu, qui n'a point de semblable,
Qui as tiré mon enfant du danger, [^i^]
327. 7^ Dessous ta main tout le Monde il eust mis | 18-84 Serf sous ta main tout le Monde il eust mis ( 8y reprend le texte dt 7J