‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 259 sur 425 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Et que la Nymphe au creux de l'eau cachée

Avoil enjoinct prontement enterrer, 676 Et son esprit ne laisser point errer

Dessus le corps privé de sépulture,

Qu'il ne servist d'un malheureux augure '. L'humain esprit qui le corps a laissé 680 N'est plus heureux si Styx il n'a passé :

L'honeur du corps dont la vie est cassée

Est le sepulchre et la terre amassée,

Sur le tombeau qui finist les douleurs, [130]

684 Et des amis les regrets et les pleurs.

Premièrement on explanc une place*

Large en quarré de deux cens pas d'espace',

Où au millieu on assemble un bûcher, 688 Puis sur la cyme un lit pour le coucher.

Par les forests d'une pénible traite

Va haut et bas meinte large charrete,

Qui, gémissant sous le faix, aportoit 692 Le bois coupé que le fer abatoit :

Avecq les coings le chesne bon à fendre

Trébuche icy : on laisse là descendre

673-74. 7 j Versant des yeux une source espanchéc, Mort que la Nymphe au fond de l'eau cachée

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