LIVRE III
Son penser vole et jamais ne s'arreste Deçà delà virant et tournoyant Comme l'esclair du soleil flamboyant Sortant de l'eau nagueres respandue Dans un chaudron à la panse estandue ' : Ce pront esclair, ores bas ores haut Par la maison sautelle de meint saut Et bond sur bond aux soliveaux ondoyé Pirouetant d'une incertaine voye, Et fait courir ses longs rayons espars De place en place errant de toutes pars^.
Ainsi discourt sans arrest de pensée De trop d'amour la pucelle offensée 3 : Sur un penser un autre redoubla, Mais cetuy-cy le meilleur luy sembla :
Ce fut de prendre une chambre segrete Et loing à part pleurer toute seulete.
807-14. Nous citons au début de r Appendice une rédaction antérieure de ces vers, publiée en !$"]<) par H. Estienne. Elle contient les variantes suivantes : 809-10 a) Ou du croissant, qui tremblotant sautelle, Sur l'eau versée au creux d'une platelle — b) Ou du croissant fait jallir sa lumière Sur l'eau tremblante au creux d'une chaudière. — 812. Par la maison voltige
809-10. jS Qui rabat l'onde au giron respandue D'un creux chaudron,.. I S4-S7 Qui rebat l'onde, à lumière eslancée,dans le giron d'une cuve versée
815-16. 7y-Sy Joyeux de voir ses longs rayons espars De place en place errer de toutes pars