Platelle (var.)= plat. Le croissant est celui de la lune
2. Cette comparaison se trouve dans Apollonios, o/>. et loc. cit. III, 754 sqq., dans Virgile, £«.VIII, 20 sqq. et:dans VOrlandofurioso,V[\\, 71. Mais R. l'a prise directement au poète grec, qui s'en est servi pour rendre l'agitation produite par l'amour dans le cœur de Médèe, et de là dans sa nuque et ses nerfs, tandis que Virgile l'applique à un tout autre sujet, les inquiétudes d'finée en face des préparatifs de guerre de Turnus. Au surplus, tout le contexte de Ronsard est inspiré du poète grec,
3. C.-à-d. blessée par les traits de l'Amour (sens du \3.x\n ofensa) .
Dessus un coffre, à bouche se coucha, [13 5]
824 Puis quand soubs l'eau le soleil se cacha,
Se jette au ViCX, où le sommeil qui presse. Fit pour un temps à son mal prendre cesse, Mais pourneant, car le somne trompeur
828 Entre-meslant l'espérance en la peur
Vint l'effroyer, comme il a de coutume D'effroyer ceux de qui la playe fume Dessous le cueur, quand un extrême ennuy
832 Commande au corps et règne tout en luy.
Elle songeoit pleine d'amour extresme, Entre-dormant, que Francus de soymesme Estoit venu en Crète pour ozer
8}6 Prier son père afin de l'espouzer,
Et que la dextre en la dextre ayant mise De l'estranger, la luy avoit promise :
Que par courroux desdit il s'en estoit,
840 Que le Troyen pour elle combatoit
A toute force, et que tout bouillant d'ire
Il l'atrainoit en sa creuse navire
Bien loing de Crète en la profonde mer,
844 Et que son père ardent faisoit armer
Mille vaisseaux afin de la poursuivre.
Et le larron ne laisser ainsi vivre :
Que le rivage estoit remply de feux,
848 Torches, brandons, et de peuples esmeux
Faisant grand bruit, et ce bruit la resveille.