‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 272 sur 425 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Du premier joug, courir parmy les champs, 1900 A qui le tan ' aux aiguillons tranchans

Pique le flanc et la pousse en furie.

Ny les ruisseaux hostes de la prairie,

Herbes ny fleurs, ny oposé rocher 904 Ne la scauroient engarder de moucher',

De toutes parts vagabonde et courante :

Ainsi Clymene en son esprit errante

Court et recourt, et n'est jamais osté [13S]

908 Le poingnant trait qui navre son costé?.

Que doibs-je faire, où iray-je ? dit-elle,

Pour me garir personne ne m'apelle !

Je meurs sans ayde, et si je ne veux pas 4 i 912 Que sœur ny frère entende mon trespas :

! Faut-il qu'en pleurs je distille ma vie?

Que de ma sœur ainsi je me deffie,

Qui seule estoit mon conseil autrefois I 916 Qui m'aimoit toute et que toute j'aimois?

Helas il faut que mon mal je luy conte !

Et quoy, Clymene, auras-tu point de honte

De confesser qu'Amour soit ton veinqueur, 1 930 Que tu voulois luy arracher du cœur

899. 7j-i?4 Abonds gaillards courir | Sj Les crins espars courir

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