‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 273 sur 425 · Cf. livre II, variante du v. 794 et n · texte numérisé non relu

Cf. livre II, variante du v. 794 et n

?. Comparaison empruntée à Virgile, £n. IV, 68 sqq 4. C.-à-d. : et pourtant je ne veux pas.

2l6 LA FRANCIADE

Quand l'autre jour par un grand artifice

Tu luy prouvois qu'aymer esîoit un vice ?

Non, c'est tout un ', des parens la pitié 924 Va surmontant amour de la moitié,

Et si elle est de Francus amoureuse,

Me fera lieu^ me voyant langoureuse.

Pauvre abuzée ! hé ne scais-tu pas bien 928 Que les parens desrobent notre bien ?

Et que pour eux entier ils le désirent,

Joyeux au cueur quand les autres soupirent ?

Ce n'est qu'un sang que ma sœur et que moy, 952 Elle prendra pitié de mon esnioy !

Foy ny pitié ne régnent plus en terre,

Et le parent au parent fait la guerre !

Las! que feray-je ? il vaut mieux la tanter3 : [139] 956 Le secours vient en voyant lamanter :

Il n'y a louve aux forests tant soit fiere

Qui ne soit douce aux pleurs d'une prière :

Helas on dit en proverbe souvent, 940 Prière et pleurs se perdent comme vent,

Ouy, si Ion prie une ame inexorable,

Mais ma sœur est et douce et pitoyable :

Au pis aller je ne scaurois sentir

Page 1