‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 283 sur 425 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Règne par tout ei tout enferme en elle. Le Jeu, l'Amour ne vivent plus là bas,

1164 Ce n'est qu'horreur, que tombeaux, que trespas,

Faute de jour, frayeurs, silences sombres. Et vains Esprits qui ne volent qu'en ombres : Tu es, Clymene, encore en ton printemps,

1168 Tu n'as d'amour senty les passetemps

Ny les plaisirs du chaste mariage :

Garde toy donc pour un meilleur usage.

Tente Francus ' et fay luy par escrit

1172 Scavoir le mal qui ronge ton esprit.

De tels propos sa fille elle admoneste : Pronte au conseil la pucelle fut preste : Trois fois la plume elle prist en ses dois

1176 Et de la main luy tomba par trois fois :

Mais à la fin son mal tellement ose Qu'en la forceant ceste lettre compose.

Ainsi voulut le dessus ordonner 2.

1180 Salut à toy, qui me le peux donnera.

1157-62. 75 Si tu pensois quand la tombe nous serre Que l'homme prist ses plaisirs sur la terre {erreur pour sous la terre), Tu es trompée, & n'as jamais goûté L'heur de bien vivre & {y^^ en) douce volupté : Pource, sans voir une horreur si profonde, Demeure sauve hostesse de ce monde | jS-Sy remplacent ces six vers par ce distique : Et {Sy Donq) sans descendre en l'abysme profonde, Demeure vive hostesse de ce inonde

1163-66. S4-SJ suppriment ces quatre vers

1172. yS'Sy qui lime ton esprit

1173. 7j-<?7 la fille

1177-78. y8-Sj Trois fois elle eut la bouche ouverte & close, Puis souspirant ceste lettre compose

1179. yS Voulant au sort sa honte abandonner | 84-8^ Et la voulut de tels mots ordonner

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