I. Graphie phonétique, pour comptant
Ronsard, XVI. — 11. 16
T408 A ce bany sans cueur et sans esprit,
Qui n'a sceu prendre aux cheveux la fortune ! C'est un niais que la mer importune Comme il mérite, et qui sottement pert
1412 Le bien qu'Amour luy a de grâce offert ',
N'ozant cueillir pour crainte de l'espine Le beau bouton de la rose pourprine.
Puis il se vante, ô le brave empereur ^ 1
1416 Que de la Gaule il sera conquereur
Qui n'a sceu veincre une fille veincuë!
J'ay de sa honte et l'ame toute esraeuë
Et tout le cueur : il n'est du sang des preux,
1420 Mais d'un pasteur ou d'un piqueur de beufs.
Son front, ses yeux, son parler, et sa grâce, Son port royal qui les autres surpasse. Sont, ô Venus, indignes de son corps,
1424 Laid par dedans et beau par le xiehors :
Ame couarde en un beau corps logée, Que ciel, que terre, et que la mer JEgée Vont bourrelant : car vraisemblable il est
1428 Que ta simplesse à Jupiter desplaist.
Du beau Paris, dont tu mens ta lignée, La beauté fut d'amour acompagnée :
Hélène à luy de bon cueur se rendit,
1452 Et par combats dix ans la deffendit
Plein de sueur, de guerres et de peines, Cueur généreux, qui valoit cent Heleines,
1408. 7S-S/ A ce banni, un rocher sans esprit 1412. 7}-8y luy a sans peine offert
1427. 7J Vont poursuyvant | j8-Sj Vont tourmentant
1428. "jj-Sy Q.ue ta sottize