LIVRE III
Ou d'un orage il sent punir sa faute :
Toujours du mal le payement est contant '. i?88 Or si j'estois de nature inconstant
Pront au plaisir 011 Venus nous apelle,
J'aimerois mieux sa sœur Hyante qu'elle,
» Elle est modeste, et plus que la beauté 1392 » L'homme en la femme aime l'honnesteté.
Il dit ainsi : une froide gelée
S'est par les os de la vieille escoulée,
Tremblant de peur : à la fin elle va 1596 D'un pié si pront que Clymene trouva
Encore au lict du sommeil assommée :
Reveille toy, ma fille mieux aimée,
Ce beau Troyen d'un autre amour piqué 1400 Et de ta lettre et de toy s'est moqué.
Toute en sursaut oyant telle paroUe
Se reveilla : son esprit qui s'en voile
Vers l'estranger emporté du penser 1404 Luy fit ainsi ses plaintes commencer.
Doncques ma lettre a servy de risée !
Ha pauvre moy ! j'estois mal avisée,
Folle d'amour! d'envoyer un escrit [156]
1585-87. 7j Sil'hoste fau!t(7j'' faut) toujours quelque tempcste Pour le punir luy tombe sur la teste, » Car d'un malfaict (7^'' mal fait) le salaire est contant | 78-S4 » Q.uand l'hoste faut, il voit tous-jours sa teste » S'escrabouiller (84 escarbouiller) d'une juste tempeste : » Car du meschant le payment est contant
1585-89. 8y Or si j'avois le loisir & l'envie Sous Hymenée assujettir ma vie, Crète habiter, & la Gaule oublier, et par promesse icy me marier, Chaut du plaisir où Venus nous appelle
1391-92. Sj » Elle est modeste & l'houneste amoureux » Est plus des mœurs que des biens désireux
15Q9-1400. 7^ d'un autre amour espris (y^^ épris) A mis ta lettre & ton cueur à mespris (7,''' mépris) | jS-Sj de ta sœur abusé A ton escrit &; ton cueur refusé