‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 319 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Dessus ton front, tu ne doibs avoir honte De parler seule à moy seul estranger,

324 Je ne vien pas, vierge, pour t'outrager,

Mais pour t'aymer : et mon humble courage Ne semble point ' à ceux du premier âge, Fiers estrangers, Hercules et Jason,

528 Qui ravissoient les filles de maison :

Telle insolence au cueur n'est point entrée ' D'un qui n'a lieu, ny terre, ny contrée, A qui le ciel sa clarté va niant.

352 Je suis helas ! estranger, et priant :

Le grand Jupiu à telles gens préside Et soubs sa main les conserve et les guide, Père commun les deffend contre tous :

î}6 Pource, nion tout, j'ambrasse tes genous :

Imitant Dieu, sois vierge secourable A moy fuitif, priant, et misérable^.

Jadis Ariadne en ce païs icy

340 Prise d'amour prist Thésée à mercy :

Victorieux sans danger le renvoyé Par un filet qui conduisoit sa voye 5, » Un gentil cueur ayde toujours autruy.

344 Pour tel bienfait elle encore aujourduy

Reluit au ciel, et ses yeux manifestes

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