‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 325 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Ainsi disoit Francus en la louant :

416 D'aise flaté son cueur s'aloit jouant,

» Folle d'esprit ; toute femme douée » De grand beauté désire estre louée.

Comme un printemps Francus luy paraissoit, 420 Mais rien au cueur si fort ne la pressoit

^Que le sainct nom du promis mariage, S'en souvenant elle ardoit d'avantage, Et consommoit sa vigueur peu à peu 434 Comme la cire à la chaleur du feu.

Ellevouloit, tant le plaisir l'afi'olle, Tout à la fois desgorger sa parolle, Et ne pouvoit sa langue desmesler 428 Tant tout d'un coup elle vouloit parler.

Aucunefois comme un homme qui erre D'esprit troublé, devant ses pieds à terre • Fichoit les yeux demiclos et honteux, [177J

4}2 Aucunefois de larmettes moiteux

Les rehaussoit rabaissoit tout ensemble, Et d'un soub-ris qui de douceur resemble Au plus doux miel, porté par le sourcy, 456 Sans dire mot tesmoignoit son soucy ',

416-17. 7j D'aize qu'ell'eust son cueur s'alloit jouant » En l'estomac : toute femme douée | jS-S-j D'aise qu'ell' eust son cueur s'alloit joiiant, » Car volontiers toute femme douée

419. 7^ Beau comme un Dieu | yS-Sy Tel qu'un Soleil Francus luy paroissoit

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