LIVRE IV
Sortir un flair dont les D^emons sont aises,
Car ils ne vont ny mangeant ny beuvant : 656 Ils sont nourris de vapeur et de vent '.
Soubs le valon s'eslevoit un bocage
Branche sur branche espaissy de fueillage,
Dont les cheveux par le fer non tondus 640 S'entr'-ombrageoient l'un sur l'autre espandus :
Persez n'estoient nv de l'aube première ■ Ny du midy : une chiche lumière
D'un jour blafart au dedans palissoit 644 Et d'ombre triste afreux se herissoit,
Plein de silence et d'horreur et de crainte. Arbre n'estoit où ne pendist emprainte
L'image sainct d'Hécate au triple front 648 Qui règne au ciel, en terre, et au profond ^.
Près le bocage une fosse cavée,
A grande gueule en abysme crevée,
Beoit au ciel ouverte d'un grand tour, 6)2 Qui corrompoit la lumière du jour
D'une vapeur noire grasse et puante,
Que nul oyseau de son a;sle volante
N'eust sceu passer, tant le ciel ombrageux [185] 6s6 S'espaississoit de fiâmes et de feux,
Et de vapeurs pesle-mesle alumées
634. 8"] dont les Esprits sont .lises 6j6. "jS-Si Nourris en l'air de vapeur & de vent 645-48. TyS"] suppriment ces quatre vers 649. S4-8y Près ce
630-51. Jy-Sj Estoit profonde en abisme (?/ abysme) crevée, Béante au ciel | 8j d'un grand et large tour