h7 A l'examen Radamanth' (corrige n «a: Eiratn
1. Sa macule ==sa tache. Ce mot, créé par les Rhétoriqueiirs, figine encore chez Corneille.
2. Rappel des supplices des Enfers païens, celui de Sisyphe (vers 935), de Tantale (924), d'Ixion (926), des Danaïdes (927), deTityos (928). — dont parlent Lucrèce en son livre III, et Virgile au livre VI de son Enéide. Le vers 925 s'inspire de ce passage de Virgile : aliae panduniur inanes Suspensae ad ventos (0/). et loc cit., vers 759 sq.). Les deux derniers font allusion au supplice de Phlégyas, roi des Lapiihes, condamné
■à demeurer sous un rocher branlant, qui, paraissant toujours pi et à tomber, lui causait une frayeur continuelle {ibid. , 601 sq.) ; mais Ronsard a remplacé le rocher par un arbre.
940 Nette en souftVant le mal qu'elle reçoit.
Quand un long temps de siècles et d'années,
L'une sur l'autre à courses retournées,
Ont nettoyé leurs taches, et ont fait 944 L'esprit divin estre pur et parfait,
Et que le feu de tressimple nature
Ne tient plus rien de la terrestre ordure
Pur tout ainsi comme il estoit alors 948 Premièrement qu'entrer en nostre corps :
Adonq Mercure à la verge d'ivoire
Les contraignant, au fleuve les fait boire,
Fleuve qui fait toute chose oublier :
9)2 Car autrement ne se voudroient lier
En nouveaux corps s'ils avoient souvenance
Des maux passez dont ils font pénitence. Ainsi qu'aigneaux en troupes amassez 956 Par le baston de Mercure poussez
Les âmes vont sur la rive guidées
Boire le fleuve à friandes ondées :
Puis à l'instant perdent tout souvenir '.