‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 360 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Pource aux Enfers comme un songe léger Elle dévale, afin de se purger Et nettoyer sa macule imprimée ', Qu'elle receuten son corps enfermée.

L'une un caillou pousse à mont d'un rocher, L'autre sa soif ne scauroit estancher, Et l'autre au vent dedans l'air est pendue, Sur une roue est une autre estanduë, L'autre en un crible espuise en vain de l'eau, Et l'autre sent les grifes d'un oyseau, L'autre dessoubs un arbre qui chancelle Tramble d'effroy qu'il ne tombe sur elle ^.

En l'air, en l'eau, par le feu, dans le vent Vont expiant et purgeant et lavant Les vieux delicts de leurs fautes commises, A l'examen de Radamanth' soumises.

En ces tourmens ardens et violens [^9)]

L'une est mille ans, et l'autre deux mil ans, L'autre trois mil, et ne sont soulagées Qu'elles ne soient parfaitement purgées, Et que la tache adhasrante ne soit

Page 1