Sur cet épisode, cf. Aimoin, IV, xvii, et Gaguin
Sur meinte église, afin d'enrichir un
1484 Moutier à part du revenu commun ' :
Au reste accort, de bonnes meurs et sage, Q.ui craindra Dieu, qui punira l'outrage Des orphelins, qui vivra par conseil,
1488 Qui n'aura point en armes son pareil,
Prudent guerrier, qui sera sans contrainte L'amour des siens, de ses voisins la crainte ^ : Qui chassera les peuples circoncis
1492 De ses pais, par qui seront occis
Les Esclavons, qui dessus la campagne Estandra mors les peuples d'Alemagne, Et les Lombars par guerres destruira,
1496 Qui les Gascons rudement punira,
Et qui rendra la nation servile 3 Des Poitevins, et qui Poitiers leur ville Saccagera par glaives et par feux [215]
1500 Et la fera labourer par des beufs,
Semant du sel où furent ses murailles.
Qui destruira les Hongres par batailles, Trenchant au fer tant de peuples armez.
1504 Des os des mors les champs seront semez
Et les chevaux nageront jusqu'au ventre
1485-88. 8y supprime ces quatre vers 1489. Sj Au reste grand 1491-94. <?7 supprime ces quatre vers 1495. 8y Q.ui les Lombars
1. Ce moutier est S. Denis; cf. Aimoin, IV, xx, N. Gilles et Gaguin.
2. Aimoin énumère les vertus elles faiblesses de Bagobert, auxch.xix et XX du livre IV; il relate ses campagnes et la fructueuse ambassade de saint Éloy auprès du roi de Bretagne. Gaguin et Bouchet fournissent des développements analogues.
}. C.-à-d. qui rendra servile la nation des Poitevins. Contredit par Bouchet, Gaguin rapporte que Dagobert fit labourer l'emplacement des remparts de Poitiers et semer du sel.