‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 44 sur 425 · Cf. Virgile, En., II, 569 et · texte numérisé non relu

Cf. Virgile, En., II, 569 et

2. Le verbe asprir signifie : rendre âpre, rude (cf. Huguet, Dict. du Seix. s.). La face de la Gorgone hérissait de mainte écaille le casque de Pallas. Ce passage s'inspire de Virgile, Eu.U, 613 sqq.

3. Le mot devnei ne comptait que pour deux syllabes, comme ouvrier, bouclier, sanglier.

Ronsard, XVI. — i. ' }

84 Tous les mortels en justice & bonté.

Ce Roy pleurant son estât misérable En cheveux gris, en barbe vénérable, Du cruel Pyrrhe' indignement pressé,

88 Sur mon autel me tenoit ambrasse ^ :

Quand il receut en sa gorge frapée De l'Achillin le revers de l'espée, Qui d'un grand coup le chef luy decola :

92 Bien loing la teste en sautelant alla !

Le corps sans nom, sans chaleur & sans face [5] Comme un grand tronc broncha dessus la place 3. Cet arrogant qui les Dieux despitoit-*,

96 Qui de fureur son père surmontoit,

Non seulement sur la troyenne place Cueur sans mercy tranchoit la populace, Mais outrageoit le sexe féminin 100 Qui de nature est courtois & bénin.

Il poursuivoit au travers de la flame Du preux Hector Andromache 5 la femme,

87. 7j"-^4 extrêmement pressé j 7^' à la mort prochassé | ^7 au poinct de mort pressé

88. 8-] Tenoit des mains mon image embrassé 90. Ti'S'] le tranchant de l'espée

97-98. TyS"] Non seulement d'une fureur (yj^,Sy d'une rage) maistresse Le fer au poin (et poing) tuoit la tourbe espaisse (e/espesse)

1. Pyrrhus, fils d'Achille. Même forme francisée aux vers 115 et

2. « Priam fut tué près l'autel de Jupiter » (note de Ronsard). Pyrrhus tua d'abord, sous les yeux de Priam, l'un de ses fils, Politès ; puis ce fui le tour du vieillard, qui expira en présence de sa femme et de ses filles, qui, elles aussi, tenaient embrassées les statues des dieux (d'après Virgile, En. II, 515 à 558).

3. C.-à-d. : s'.ibattit sur place (cf. Huguet, Dict. du Seii. s.).

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